Revue de presse (06/2021)
Bières et panachés : Un succès dopé par la créativité des brasseurs La bière dispose d’un avantage sur le vin ou les spiritueux, les autres grosses catégories des boissons alcoolisées: il y est facile d’innover. Cette capacité porte le secteur. Ce qu’il faut retenir Les bières de spécialité (1,55 Mrd €, à + 12,3 %) sont le segment des bières qui porte le plus la catégorie Ces bières de spécialité sont les plus inventives, avec les bières sans alcool, un segment petit (161 M €) mais qui progresse fort (+ 15,8 %) Les bières de luxe (409 M €, à - 6,9 %) s’enlisent un peu plus chaque année Les chiffres 3,84 Mrds € : le chiffre d’affaires des bières et panachés, à + 7,9 % + 5,7 % : l’évolution en volume + 2,2 % : l'’évolution des prix Source : Iri, CAM au 30.06.2019, tous circuits La bière a le vent en poupe. C’est une assertion indéniable et cela dure depuis déjà cinq ans. Cette gigantesque catégorie des boissons alcoolisées pèse 3,84 milliards d’euros, en croissance de 7,9 % en valeur (+ 4,6 % lors de notre spécial PGC de 2018). En volume, même envolée presque lyrique : les bières ont bondi de 5,7 %, contre 0,4 % l’an dernier. Ce chiffre de 2019 est bien la preuve que la bière dispose encore d’un important potentiel. Le moteur de cet engouement ? Les bières de spécialité, qui captent près de la moitié des ventes. Un segment fourre-tout dans lequel on retrouve les petites mousses les plus valorisées : artisanales, bouteilles à l’unité, bières belges, américaines, anglaises, d’abbaye, de fausses abbayes ou encore régionales. La bière artisanale française a même son annuaire, Le Rigal de la Bière. Dans son édition 2019, son auteur, Sonia Rigal, a recensé 1 510 brasseries qui produisent moins de 200 000 hectolitres par an. « J’en comptais 1 270 à fin 2017. Il y a eu 231 créations de brasseries en 2018 », assure-t-elle. Recettes de plus en plus bio Ce livre est une aide précieuse pour les distributeurs en quête de petites mousses produites au plus près des magasins ou originales. Comme Lidl, qui organise trois foires à la bière, soit presque autant que de foires aux vins. Pour cette enseigne, la bière devient, à l’instar du vin, le produit qui doit réhausser l’image du discounter allemand. Pour ses foires, elle a sélectionné les brasseries capables de produire assez de volumes et de proposer des recettes originales. Comme la Brasserie Bourganel, qui fabrique une mousse au nougat, ou la Brasserie du Mont-Blanc, qui incorpore du jus de myrtille dans sa Bleue, et du génépi dans une bière couleur vert pomme. L’inventivité des brasseurs n’a pas de limites, d’autant que le cycle de conception d’un brassin n’est que de quelques semaines. La mode est aux IPA (India Pale Ale) ? Trois mois après le lancement de cette tendance, il en fleurissait dans tous les magasins. La mode est au bio ? Malgré la rareté du houblon bio français, les brasseurs s’y sont mis. Comme l’Alsacien Meteor, qui brasse une Ale Bio, « bière de fermentation haute », aux matières premières 100 % bio. « Nous avons utilisé une levure qui apporte des notes épicées et fruitées, et le houblon Barbe rouge alsacien », détaille Meteor. La Brasserie Pietra, elle, a mis au point une bière blonde bio sans gluten. De fermentation haute et titrant 5,5 ° d’alcool, elle est brassée avec des malts bio issus d’orges de printemps et du houblon américain Sterling. De quoi prolonger l’été indien du secteur. Une alsacienne bio Tous droits de reproduction réservés URL : http://www.lsa-conso.fr/ PAYS : France TYPE : Web Grand Public 1 novembre 2019 - 12:52 > Version en ligne P.15
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